David Syz, Président de la Fondation centime climatique, déclarait récemment que:
"Notre planète n’est finalement pas très intéressée de savoir si la tonne de CO2 évitée l’est en Suisse ou à l’étranger".
Puis, pour paraphraser Winston Churchill, on peut ajouter que
"Les mécanismes du marché sont les plus inefficaces qui soient, à l'exception des autres systèmes que l'on a tenté ici et là d'instaurer à leur place".
C'est à partir de ces deux postulats que l'on comprend pleinement l'intérêt que revêt le système des "crédits carbone" ou "certificats d'émission" et leur compensation par des mesures prises à l'étranger. Or il y a quelques semaines, le Conseil national a examiné la révision de la loi sur le CO2. Il a malheureusement privilégié, à une très faible majorité, une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20%, mais via des mesures réalisées en Suisse uniquement. (suite)

